Acidiphile
Un organisme acidiphile présente une croissance, une activité ou une reproduction optimale dans un milieu acide. Ce qualificatif exprime une préférence écologique ou physiologique, au-delà de la simple survie lors d’une baisse ponctuelle du pH. Il peut s’appliquer à des microorganismes, des végétaux ou des animaux, avec des réponses qui dépendent de l’espèce et du stade étudié.
Préférence pour un milieu acide
L’acidité et la composition ionique du milieu imposent des contraintes auxquelles les organismes répondent de différentes manières. Chez les microorganismes acidiphiles, les échanges membranaires et la régulation du pH intracellulaire participent au maintien des fonctions cellulaires. Une préférence pour un pH externe bas ne signifie donc pas que tous les compartiments de l’organisme présentent ce même pH.
Un organisme acidotolérant supporte un milieu acide sans nécessairement y atteindre son optimum. La distinction exige de comparer la croissance ou une autre fonction biologique dans plusieurs conditions. Une observation isolée, ou la présence d’un organisme dans une eau acide, ne suffit pas à établir une préférence physiologique.
Conditions et limites d’emploi
Les seuils retenus varient avec la discipline et l’organisme. Les classifications de microorganismes extrêmement acidophiles ne constituent pas des seuils universels applicables aux poissons. Température, salinité, disponibilité en oxygène, métaux et composition de l’eau influencent aussi la réponse ; la comparaison porte donc sur des conditions définies.
Chez un poisson, une tolérance à une eau de faible pH ne prouve pas à elle seule un optimum dans cette eau. L’effet peut également varier entre populations et stades de vie. Le mot acidiphile renseigne sur une préférence du vivant ; il reste distinct d’« acidophile » employé en histologie pour décrire une structure qui fixe des colorants acides.