Acidiphile
Un organisme acidiphile présente une croissance, une activité ou une reproduction optimale dans un milieu acide. Le terme décrit une préférence écologique ou physiologique, non la simple capacité à survivre ponctuellement à une baisse de pH. Il peut s’appliquer à des microorganismes, des végétaux et des animaux, avec des limites propres à chaque espèce et à chaque stade de vie.
Préférence et tolérance
L’acidité d’un milieu dépend de sa composition chimique ; le pH en constitue un indicateur, mais ne résume pas à lui seul toutes les contraintes biologiques. Un organisme acidiphile possède des mécanismes lui permettant de maintenir ses équilibres internes malgré une forte activité des ions hydrogène. À l’inverse, un organisme acidotolérant peut supporter un milieu acide sans y atteindre son optimum.
Il n’existe pas de seuil universel séparant les espèces acidiphiles des autres. En microbiologie, « acidophile extrême » est souvent appliqué à des organismes dont l’optimum de croissance se situe vers pH 3 ou moins, mais ce repère ne définit pas tous les emplois écologiques du terme. La température, la salinité, l’alcalinité, la disponibilité en oxygène et la présence de métaux modifient la réponse biologique. Chez les poissons, il convient donc de raisonner à partir de plages de tolérance établies pour l’espèce, la population et le stade considérés.
Usage
Le qualificatif peut décrire une espèce, une communauté ou un processus microbien. Il doit être accompagné du contexte étudié et, lorsque cela est possible, de la plage expérimentale dans laquelle la préférence a été observée.
Référence
- Baker-Austin C. et Dopson M. (2007). « Life in acid: pH homeostasis in acidophiles ». Trends in Microbiology, 15(4), 165–171. 10.1016/j.tim.2007.02.005