Ganoïde
Ganoïde qualifie une écaille épaisse et rhomboïdale dont la surface externe porte de la ganoïne, tissu hyperminéralisé proche de l’émail. Les écailles ganoïdes s’articulent souvent par un système de tenon et d’encoche et forment une cuirasse peu flexible. Elles caractérisent notamment les lépisostés et les polyptères.
Structure
Une écaille ganoïde typique comporte une base osseuse lamellaire, des couches de dentine ou de tissu apparenté selon le groupe, puis une couverture de ganoïne brillante. Cette organisation diffère des écailles élasmoïdes minces et imbriquées de la plupart des téléostéens actuels.
La forme en losange et l’articulation bord à bord limitent la déformation de l’enveloppe corporelle tout en assurant une protection mécanique. Chez les polyptères, les couches et les articulations ne sont pas identiques en tout point à celles des lépisostés : « ganoïde » décrit donc un type général, pas une structure parfaitement uniforme.
Usage du terme
Ganoïde peut qualifier l’écaille, son revêtement ou un aspect luisant dans des descriptions historiques. Il ne faut pas employer « ganoïne » comme synonyme de toute la matière de l’écaille : elle désigne spécifiquement la couche superficielle hyperminéralisée.
Références
- Sire JY, Huysseune A. Formation of dermal skeletal and dental tissues in fish: a comparative and evolutionary approach. Biological Reviews. 2003;78:219-249. 10.1017/S1464793102006073
- Qu Q et al. New genomic and fossil data illuminate the origin of enamel. Nature. 2015;526:108-111. 10.1038/nature15259