Glossaire — B

Bioturbation

La bioturbation est le remaniement d’un sol ou d’un sédiment par l’activité d’organismes vivants. Creusement, déplacement, ingestion de particules et ventilation des terriers modifient la structure du dépôt ainsi que les échanges d’eau, de gaz et de solutés. En milieu aquatique, ce processus contribue fortement au fonctionnement biogéochimique de l’interface entre l’eau et le fond.

Mécanismes

Les organismes du benthos déplacent les particules selon des modalités différentes : diffusion locale, transport vertical, dépôt en surface ou construction de galeries. La bio-irrigation désigne plus précisément le renouvellement de l’eau interstitielle par la ventilation des terriers ; elle accompagne souvent la bioturbation sans en être un synonyme exact.

Des vers comme l’arénicole, des bivalves, des crustacés et certains poissons peuvent être des bioturbateurs. L’intensité du processus dépend de leur abondance, de leur taille, de leur comportement, de la granulométrie et de la température.

Conséquences écologiques

En modifiant le sédiment, la bioturbation peut accroître l’oxygénation de certaines couches, redistribuer la matière organique et transformer les flux de nutriments ou de contaminants. Ses effets ne sont pas uniformément bénéfiques : selon le contexte, elle peut aussi remettre en suspension des particules, accélérer certains relargages ou perturber des structures benthiques. La présence d’un bioturbateur ne permet donc pas, à elle seule, de prévoir le bilan écologique.

Références

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