Capacité d’autoépuration
La capacité d’autoépuration est l’aptitude limitée d’un milieu aquatique à transformer, retenir ou éliminer une partie des substances qui lui sont apportées grâce à des processus biologiques, chimiques et physiques. Elle exprime une capacité du système, et non un mécanisme unique. Elle dépend du débit, de l’oxygénation, de la température, du temps de séjour et de la nature des apports.
Processus
Les mécanismes d’autoépuration comprennent la biodégradation de la matière organique, la sédimentation, l’adsorption, la volatilisation et certaines réactions d’oxydoréduction. La dilution réduit une concentration mais ne détruit pas la substance ; un stockage dans les sédiments ou un transport vers l’aval constitue également un transfert plutôt qu’une élimination.
Limites
Cette capacité n’est ni illimitée ni équivalente à un traitement d’assainissement. La dégradation de composés organiques consomme de l’oxygène dissous ; une charge excessive ou un toxique peut donc ralentir les processus et dégrader l’écosystème. L’évaluation demande un bilan de masse et des mesures répétées dans le temps et l’espace, plutôt qu’une seule comparaison amont–aval.
Référence
- Eaufrance. « Auto-épuration », glossaire du service public d’information sur l’eau. https://www.economie.eaufrance.fr/glossaire/auto-epuration