Aérobie
Aérobie qualifie un organisme, un processus ou un milieu associé à l’utilisation d’oxygène moléculaire. Dans la respiration aérobie, l’oxygène sert d’accepteur final d’électrons et permet une production efficace d’énergie cellulaire. Le terme ne signifie pas nécessairement « exposé à l’air » : un processus aérobie peut se dérouler dans l’eau si l’oxygène y est disponible.
Organismes et processus
Un organisme strictement aérobie dépend de l’oxygène pour sa croissance. Un organisme facultatif peut basculer vers une autre respiration ou une fermentation lorsque l’oxygène manque, tandis qu’un microorganisme microaérophile croît mieux à une pression d’oxygène inférieure à celle de l’air. Chez un poisson, certaines cellules produisent temporairement de l’énergie sans oxygène alors que l’organisme dépend globalement de la respiration aérobie. Un processus anaérobie n’est donc pas une respiration aérobie simplement ralentie.
Le qualificatif peut aussi décrire une zone d’un filtre biologique, d’un sédiment ou d’un bassin. Une zone est dite aérobie lorsque les conditions permettent aux processus consommateurs d’oxygène de fonctionner ; le simple contact avec l’atmosphère ne suffit pas à l’établir.
Milieu aquatique
La disponibilité réelle dépend de la concentration en oxygène dissous, de sa diffusion et de la demande biologique. Un biofilm, un agrégat ou un sédiment peut présenter une couche externe aérobie et une profondeur pauvre en oxygène sur quelques fractions de millimètre. La concentration mesurée dans l’eau environnante ne décrit donc pas toujours le microenvironnement des cellules.
En traitement de l’eau, « conditions aérobies » désigne un état fonctionnel, non une simple présence d’air. La nitrification, par exemple, requiert de l’oxygène mais peut être limitée aussi par le substrat, le pH, la température ou la diffusion. Le terme s’interprète à l’échelle du processus et de la zone considérés.