Alepisauridae

Les Alepisauridae sont une famille de poissons prédateurs océaniques de l’ordre des Aulopiformes, appelés lanciers. La classification actuelle d’Eschmeyer les limite au genre Alepisaurus, avec deux espèces valides. Leur corps très allongé, leur grande bouche dentée et leur haute nageoire dorsale en forme de voile les distinguent des autres poissons allongés rencontrés en pleine eau.

Composition actuelle et noms historiques

Les deux espèces reconnues sont Alepisaurus ferox et Alepisaurus brevirostris. Le nom de famille a reçu des acceptions plus larges dans certaines classifications, notamment avec des rapprochements entre Alepisauridae et d’autres familles d’Aulopiformes. Une mention ancienne du nom ne garantit donc pas qu’elle concerne uniquement ces deux espèces.

Le catalogue taxonomique actuel et le guide régional FAO remplissent des fonctions complémentaires : le premier fixe les noms et la composition retenue, tandis que le second décrit les caractères utilisables pour reconnaître les poissons. Une liste régionale n’est pas, à elle seule, un inventaire mondial de la famille.

Morphologie et identification

Les lanciers ont un corps comprimé, sans écailles ordinaires, et des dents palatines particulièrement développées. La dorsale s’étend sur une grande partie du dos. Une petite nageoire adipeuse et une carène latérale du pédoncule caudal complètent cette silhouette. Les nageoires sont dépourvues de rayons épineux au sens des épines rigides de nombreux autres poissons.

La distinction entre les deux espèces utilise notamment la longueur du museau, les proportions de la tête, la position et la forme de la dorsale ainsi que les caractères de ses rayons. La présence d’une grande dorsale reconnaissable oriente vers le groupe, mais ne remplace pas ces critères spécifiques.

Vie océanique

Le guide FAO signale des captures de la surface à plus de mille mètres, dans les eaux tempérées chaudes et tropicales des océans. Ces poissons consomment des poissons, des céphalopodes et des crustacés. Ils sont aussi pris sur des palangres visant d’autres espèces ; leur présence dans une capture ne démontre pas qu’une pêche ciblée existe localement.

Un contenu stomacal décrit les proies ingérées par les individus examinés. Il ne constitue pas un relevé sans biais de l’abondance des organismes dans toute la colonne d’eau. L’interprétation conserve donc l’espèce, le lieu, la profondeur et les conditions de capture.

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