Anthropisation
L’anthropisation est la transformation d’un milieu, de ses processus ou de ses communautés sous l’effet des activités humaines. Elle peut résulter de l’urbanisation, de l’agriculture, des barrages, des prélèvements, de la pollution, des introductions d’espèces ou de la fréquentation. Le terme décrit une influence, sans indiquer à lui seul sa nature ni son intensité.
Analyse d’un milieu
Un bassin versant anthropisé peut présenter des modifications du débit, de la température, du transit sédimentaire, de la continuité, des habitats ou des apports chimiques. La pression humaine — par exemple un prélèvement ou un obstacle — se distingue de l’altération mesurée de l’état du milieu et de ses effets biologiques. Une même activité n’a pas les mêmes conséquences selon son intensité, sa durée et le contexte écologique.
Qualifier un site d’anthropisé ne remplace donc pas la mesure. La pression étudiée, sa durée, son étendue, le compartiment biologique concerné et l’état de référence donnent au terme sa portée. Dans l’évaluation européenne des eaux, les altérations hydromorphologiques sont ainsi décrites à partir de leurs moteurs et de leurs effets sur le régime hydrologique, la continuité et la morphologie. L’absence d’un état totalement « naturel » n’empêche pas d’évaluer les tendances ni les possibilités de restauration.