Aracanidae
Les Aracanidae sont une famille de poissons marins cuirassés de l’ordre des Tetraodontiformes. Leur corps est entouré de plaques osseuses soudées, tandis que le pédoncule caudal reste mobile. Souvent appelés poissons-coffres tempérés, ils vivent dans l’Indo-Pacifique occidental, notamment autour de l’Australie. Leur classification actuelle les distingue des Ostraciidae, avec lesquels ils ont longtemps été regroupés.
Une cuirasse qui laisse bouger la queue
Les plaques proviennent d’écailles épaissies. Elles forment une enveloppe rigide traversée par des ouvertures pour la bouche, les yeux, les ouïes et les nageoires. La carapace ne se prolonge pas en un tube entièrement soudé autour de la base de la queue. Ce caractère aide à distinguer les Aracanidae d’autres poissons-coffres, mais une identification complète utilise plusieurs détails anatomiques.
La famille ne possède pas de nageoires pelviennes ni d’épines aux nageoires. Les petites dorsale et anale sont placées en arrière ; leur mouvement et celui des pectorales contribuent à la propulsion et aux changements de direction. La présence d’une carapace ne signifie donc pas que le poisson reste immobile ou qu’il nage uniquement avec sa queue.
Alimentation et cycle de vie
La bouche est petite. Plusieurs espèces découvrent leurs proies en projetant de l’eau sur le sédiment ; elles consomment notamment des invertébrés. La profondeur et le substrat occupés varient selon l’espèce : le nom « poissons-coffres d’eau profonde » ne fournit pas une limite bathymétrique valable pour toute la famille.
Les sexes sont séparés et la fécondation est externe. Les œufs et les larves sont pélagiques ; l’habitat des adultes ne décrit donc pas toutes les étapes du cycle. Les différences de coloration entre sexes et les changements avec l’âge compliquent aussi une identification fondée seulement sur la livrée.
Reconnaissance taxonomique
Eschmeyer reconnaît les Aracanidae comme famille entière. Un ancien document qui les traite comme sous-famille des Ostraciidae exprime une autre organisation de la classification. Pour comparer des observations ou des captures accessoires, le nom de l’espèce et la version du référentiel sont plus précis qu’un nom vernaculaire collectif. Les caractères familiaux servent à orienter l’identification, puis les caractères propres à chaque espèce et sa provenance permettent de la préciser.