Ateleopodidae
Les Ateleopodidae sont une famille de poissons marins à corps mou et allongé, placée dans l’ordre des Ateleopodiformes. Ils vivent surtout près du fond, sur les parties externes des plateaux continentaux et les pentes. Leur museau arrondi et leur longue nageoire anale les distinguent des poissons abyssaux dont seule la silhouette paraît comparable.
Corps et nageoires
Le corps se rétrécit vers la queue et présente une consistance peu ferme. La nageoire dorsale est courte et située dans la partie antérieure du corps. La nageoire anale, au contraire, se prolonge jusqu’à la nageoire caudale avec laquelle elle est réunie. Cette continuité est un caractère anatomique, sans qu’elle permette à elle seule de déterminer le mode exact de propulsion.
Les nageoires pelviennes sont placées très en avant, sous la région de la gorge, et leurs rayons présentent des modifications selon le stade de développement. La bouche est située sous le museau ; les caractères dentaires varient entre les genres. La forme de la tête et les nombres de rayons interviennent donc dans l’identification.
Les genres Ateleopus, Ijimaia, Parateleopus et Guentherus sont représentés dans cette famille. Un poisson identifié comme Ateleopus constitue un représentant de la famille, et non un synonyme de l’ensemble de celle-ci.
Vie près du fond
Les Ateleopodidae sont présents dans plusieurs régions marines tropicales et tempérées. Les descriptions des ressources du Pacifique occidental les situent notamment sur les fonds du plateau externe et de la pente supérieure. Les profondeurs indiquées dans une clé régionale décrivent les observations concernées ; elles ne fixent pas une limite universelle pour chaque espèce.
Des invertébrés benthiques sont mentionnés dans leur alimentation. Leur biologie reste cependant peu documentée, particulièrement pour les cycles reproducteurs et les différences entre espèces.
Le corps mou peut se déformer pendant la capture et la conservation. L’identification repose sur la combinaison des nageoires, de la tête et des caractères mesurables du spécimen. Une apparence gélatineuse isolée ne suffit pas à reconnaître la famille ni à lui attribuer une adaptation physiologique particulière.