Batrachochytrium salamandrivorans
Batrachochytrium salamandrivorans, abrégé Bsal, est un champignon chytride pathogène surtout pour les salamandres et les tritons. Décrit après des mortalités de salamandres tachetées en Europe, il provoque une chytridiomycose caractérisée par des lésions destructrices de la peau.
Hôtes et lésions
La sensibilité varie fortement entre espèces. Plusieurs urodèles européens développent des ulcères cutanés, une anorexie, une léthargie, des troubles locomoteurs puis une mortalité, tandis que certains amphibiens asiatiques peuvent porter l’agent infectieux avec peu de signes et contribuer à sa dispersion.
Bsal se développe à des températures relativement fraîches et supporte moins bien les températures élevées que Bd. Cette différence écologique influence le risque saisonnier et géographique, mais ne permet pas d’établir un diagnostic à partir de la seule température.
Surveillance et biosécurité
Une PCR spécifique distingue Bsal de B. dendrobatidis. L’examen histologique peut montrer des zones de nécrose et des structures fongiques dans l’épiderme. Les écouvillons, tissus et résultats négatifs s’interprètent selon le protocole et le stade de l’infection.
La maîtrise repose sur la quarantaine, le dépistage avant transfert, la séparation des espèces et la désinfection validée de l’eau, du matériel et des contenants. Le commerce d’amphibiens constitue une voie de diffusion à longue distance ; plusieurs territoires appliquent donc des mesures particulières aux mouvements de salamandres.