Biosécurité externe

La biosécurité externe désigne l’ensemble des mesures qui réduisent le risque d’introduction d’un agent pathogène dans un établissement, une zone ou une population. Elle constitue le volet « entre l’extérieur et le site » de la biosécurité et agit sur les animaux, l’eau, les personnes, le matériel et les autres vecteurs qui franchissent cette limite.

Principales voies d’entrée

Les animaux introduits, leurs gamètes et les produits biologiques représentent des voies majeures. S’y ajoutent l’eau entrante, les véhicules, le matériel partagé, les visiteurs, les aliments vivants, les nuisibles et la faune sauvage. Le statut sanitaire du fournisseur, les certificats et analyses ciblés, la quarantaine, le traitement de l’eau, la maîtrise des accès et la désinfection des équipements constituent des barrières complémentaires.

Le choix des barrières dépend des agents visés, de leurs voies de transmission, de la sensibilité des espèces élevées et du degré de contrôle offert par le système de production. Une mesure peut être inutile pour une voie inexistante et insuffisante pour une autre. Ainsi, un traitement de l’eau n’empêche pas une introduction par du matériel contaminé, tandis qu’un contrôle des visiteurs n’agit pas sur des animaux porteurs.

Plan fondé sur le risque

Les enregistrements de mouvements, de statuts sanitaires, d’analyses, d’incidents et d’actions correctives permettent de relier une exposition éventuelle à sa voie d’entrée. Les révisions du plan tiennent compte des nouveaux agents, fournisseurs, équipements, connexions hydrauliques et pratiques de transport. La biosécurité externe réduit une probabilité d’introduction ; elle ne garantit pas à elle seule l’absence d’infection.

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