Calcifuge (ancienne forme « califurge »)
Calcifuge qualifie, en botanique, une plante qui ne s’adapte pas aux sols calcaires, par opposition à calcicole. La forme « califurge » de l’ancien glossaire est une erreur orthographique sans valeur terminologique. L’emploi concerne d’abord la distribution écologique des végétaux ; il ne désigne pas indistinctement tout organisme évitant le calcium.
Portée écologique
Une espèce calcifuge se rencontre préférentiellement sur des sols non calcaires, souvent acides. Cette association peut dépendre du pH, de la disponibilité du fer, du phosphore et d’autres nutriments, de la structure du sol ou d’interactions entre ces facteurs. Elle ne prouve pas que le calcaire ou l’ion calcium soit, à lui seul, directement toxique pour toute plante ainsi qualifiée.
Le caractère calcifuge est relatif : une espèce peut présenter des tolérances différentes selon sa population, son stade, le type de sol et les conditions de culture. Une absence observée sur substrat calcaire peut aussi refléter la compétition, l’humidité ou la dispersion ; elle ne démontre pas isolément une incapacité physiologique.
Usage dans les milieux aquatiques
Par extension, le terme décrit certaines plantes de berges ou de zones humides associées à des substrats pauvres en carbonates. Chez les poissons, invertébrés ou microorganismes, les tolérances au pH, à la dureté ou à l’alcalinité relèvent de mécanismes physiologiques différents ; « calcifuge » n’est donc pas leur qualificatif écologique habituel.