Capillaires sanguins
Les capillaires sanguins sont les vaisseaux microscopiques de la microcirculation où s’effectue une grande part des échanges entre le sang et les tissus. Leur paroi très mince est principalement constituée de cellules endothéliales associées à une lame basale et, selon l’organe, à des péricytes. Ils relient fonctionnellement les segments artériels et veineux sans être de simples tubes uniformes.
Échanges et régulation
L’oxygène, le dioxyde de carbone, l’eau, les ions, les nutriments, les hormones et les déchets franchissent la paroi selon leurs gradients, leur solubilité et les propriétés locales de l’endothélium. Les échanges utilisent la diffusion, le transport à travers les cellules ou les passages intercellulaires. La pression hydrostatique, les protéines plasmatiques et le drainage lymphatique participent aux mouvements d’eau entre le plasma et le milieu interstitiel.
Le débit local dépend du calibre des vaisseaux en amont, du recrutement des voies microvasculaires et des besoins du tissu. Une augmentation de la densité capillaire réduit la distance de diffusion, tandis qu’un épaississement de la barrière ou une altération endothéliale peut limiter les échanges. La perméabilité varie fortement entre organes et change avec l’inflammation, le développement et l’état physiologique.
Particularités chez les poissons
Dans les lamelles branchiales, le sang circule dans des espaces vasculaires soutenus par des cellules piliers, spécialisées chez les poissons. La faible distance entre l’eau et le sang et l’organisation à contre-courant favorisent les échanges gazeux. Cette vascularisation participe aussi aux transferts ioniques et acido-basiques, en interaction avec l’épithélium branchial.
Les capillaires irriguent également les muscles, le foie, le rein, le cerveau et les autres tissus. Leur abondance et leur organisation répondent aux contraintes fonctionnelles : un muscle utilisé durablement possède généralement une alimentation capillaire plus développée qu’un tissu à faible demande aérobie. À l’examen histologique, congestion, hémorragie et néovascularisation décrivent des anomalies différentes et ne sont pas des synonymes d’un nombre élevé de capillaires normaux.