Capture par unité d’effort
La capture par unité d’effort (CPUE) rapporte une quantité capturée à l’effort de pêche correspondant. Ce ratio normalise l’intensité de l’activité observée. Selon la pêcherie, il s’exprime en kilogrammes par heure de chalutage, poissons par millier d’hameçons, kilogrammes par filet-jour ou tonnes par sortie.
Usage
À engin, zone, période et stratégie comparables, la CPUE peut servir d’indice d’abondance relative. Dans le modèle simple CPUE = qB, B représente la biomasse et q la capturabilité. Cette proportionnalité suppose que la fraction du stock disponible et l’efficacité de l’effort restent comparables.
CPUE nominale et standardisée
La CPUE nominale est le rapport directement calculé à partir des captures et de l’effort observés. Technologie, expérience de l’équipage, espèce ciblée, profondeur, saison, météo, fermeture de zones et concentration spatiale des poissons modifient cependant q. Une CPUE élevée peut persister dans les dernières agrégations d’un stock en déclin, phénomène d’hyperstabilité.
La standardisation statistique sépare autant que possible l’effet de ces covariables de la variation temporelle recherchée. Elle repose fréquemment sur des modèles linéaires ou additifs généralisés, avec une distribution adaptée aux captures nulles et positives. La définition de l’unité d’effort, la couverture spatiale, les changements de ciblage, les données manquantes et l’incertitude du modèle influencent le résultat.
Une CPUE standardisée reste un indice relatif dépendant des observations de pêche. Les campagnes scientifiques indépendantes, la biologie de l’espèce et d’autres indicateurs complètent son interprétation dans une évaluation de stock.