Carapace
Chez les crustacés, la carapace est une expansion dorsale de la cuticule recouvrant tout ou partie de la tête et du thorax. Elle constitue une région de l’exosquelette, et non son ensemble. Chez de nombreux décapodes, sa matrice de chitine et de protéines est renforcée par des dépôts de carbonate de calcium, dont l’organisation évolue au cours de la mue.
Une enveloppe de forme variable
Chez les crabes, crevettes et homards, la carapace couvre largement le céphalothorax. Son étendue et ses prolongements diffèrent selon les groupes. Certains crustacés possèdent une enveloppe à deux valves ; d’autres ont une carapace réduite ou absente. Le mot ne désigne donc pas une forme extérieure unique.
La cuticule est produite par l’épiderme. Ses couches associent une matrice organique et, chez les groupes minéralisés, différentes formes de carbonate de calcium. La calcification et la sclérotisation, qui durcit la matrice organique, sont des processus distincts. Une enveloppe rigide n’est pas nécessairement minéralisée de la même manière chez toutes les espèces.
Protection et relations avec les autres structures
La carapace protège les tissus sous-jacents. Chez de nombreux décapodes, ses extensions latérales participent à la délimitation des chambres branchiales. Des prolongements internes de la cuticule servent aussi de points d’insertion musculaire. Ces fonctions dépendent de l’organisation anatomique : elles ne décrivent pas toutes les carapaces de crustacés.
Les caractères de surface, les reliefs, les épines et les proportions peuvent aider à identifier un animal. Ils doivent être examinés avec les appendices et les autres régions du corps, ainsi qu’avec le stade de développement.
Renouvellement pendant la mue
La croissance nécessite le remplacement de l’ancienne cuticule. Une nouvelle enveloppe se forme avant l’exuviation, tandis qu’une partie des minéraux peut être récupérée. Après la sortie de l’ancienne enveloppe, la nouvelle carapace se déploie, puis durcit et se minéralise selon le cycle propre à l’espèce.
Sa résistance change donc au cours de ce cycle. Une carapace souple immédiatement après la mue ne constitue pas, à elle seule, une anomalie. L’interprétation doit tenir compte du moment de l’observation et des conditions du milieu.