Chélate

En anatomie des arthropodes, un appendice chélate porte à son extrémité une véritable pince, ou chéla. Chez les crustacés décapodes, celle-ci est formée par les deux derniers articles de la patte : le dactyle constitue le doigt mobile, tandis qu’un prolongement du propode forme le doigt fixe. Le rapprochement de leurs bords opposés permet de saisir, maintenir ou sectionner.

Formes et fonctions

Une patte munie d’une pince est un chélipède. Selon les espèces, les chélipèdes participent à l’alimentation, à la défense, au creusement, au toilettage, aux interactions sociales ou à la reproduction. Les deux pinces d’un même animal peuvent être semblables ou présenter une hétérochélie, avec une pince plus grande ou spécialisée. Leur taille et leur forme varient aussi avec l’âge, le sexe, les mues et la régénération après une perte.

La chéla se distingue de la subchéla. Dans une subchéla, le dactyle se replie contre la surface ou le bord du propode, sans long doigt fixe opposé comparable à celui d’une véritable pince. Cette différence morphologique a une valeur descriptive et parfois taxonomique.

Le mot « chélate » possède par ailleurs un sens chimique sans rapport anatomique direct. Un chélate chimique est un complexe dans lequel un ligand se fixe à un ion métallique par plusieurs sites de liaison. Le contexte permet donc de distinguer un appendice chélate d’un agent chélatant ou d’un complexe chélaté.

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