Chromatographie

La chromatographie regroupe des techniques dans lesquelles les constituants d’un mélange se répartissent différemment entre une phase stationnaire et une phase mobile. La répétition de ces équilibres le long du trajet donne à chaque composé une vitesse moyenne propre et permet sa séparation, son identification présomptive ou son dosage.

Principales formes

La phase mobile est un gaz, un liquide ou, plus rarement, un fluide supercritique. La phase stationnaire est immobilisée dans une colonne ou sur un support plan. La séparation repose selon la méthode sur le partage entre deux phases, l’adsorption à une surface, la charge électrique, la taille moléculaire ou une interaction d’affinité.

La chromatographie en phase gazeuse analyse des composés suffisamment volatils, spontanément ou après dérivatisation. La chromatographie liquide à haute performance convient à de nombreuses molécules non volatiles ou thermosensibles. L’exclusion stérique sépare surtout selon le volume hydrodynamique, tandis que l’échange d’ions exploite les charges.

Du chromatogramme au résultat

À la sortie de la colonne, un détecteur enregistre un signal en fonction du temps ou du volume d’élution. Chaque composé idéalement séparé produit un pic. Le temps de rétention aide à comparer un analyte à un étalon, et l’aire du pic peut être reliée à sa quantité au moyen d’un étalonnage.

La résolution décrit la séparation de deux pics voisins en tenant compte de leur distance et de leur largeur. Des pics qui se chevauchent peuvent fausser l’identification et le dosage. La sélectivité de la colonne, la composition et le débit de la phase mobile, la température et l’état de l’instrument influencent le résultat.

Interprétation analytique

Un temps de rétention isolé ne démontre pas toujours l’identité d’une substance, car plusieurs composés peuvent coéluer. La comparaison à des étalons, la résolution, les blancs, les contrôles de récupération et une détection plus spécifique, par exemple la spectrométrie de masse, renforcent l’attribution. La limite de détection indique la plus petite quantité distinguable du bruit selon une méthode définie ; elle diffère de la limite de quantification.

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