Conduit
Un conduit est une structure allongée et délimitée qui assure le passage d’un fluide, de particules ou d’une sécrétion entre deux régions. Le terme s’emploie aussi bien pour un ouvrage hydraulique que pour une structure anatomique. Sa fonction dépend de ses parois, de ses ouvertures et des forces qui entraînent le contenu.
En hydraulique
Un conduit fermé complètement rempli transporte l’eau sans surface libre ; l’écoulement est alors gouverné par une différence de charge ou de pression. S’il n’est que partiellement rempli et possède une surface en contact avec l’air, son fonctionnement relève de l’écoulement à surface libre, même si sa section est matériellement fermée. Cette distinction détermine les équations utilisées pour décrire le débit.
La section, la longueur, la rugosité, les changements de diamètre, les coudes, les vannes et les restrictions contribuent aux pertes de charge. Une conduite d’alimentation sous pression, un tuyau de vidange gravitaire et un canal couvert peuvent donc avoir des fonctionnements hydrauliques différents. L’air emprisonné, les dépôts et les variations rapides de débit modifient également le comportement réel.
Dans un système aquacole, les conduits distribuent l’eau, assurent la vidange, relient les unités de traitement ou évacuent les effluents. Leur position influence les courts-circuits hydrauliques, l’accumulation de solides et la possibilité de nettoyer ou d’isoler une partie de l’installation.
En anatomie
Un conduit anatomique transporte par exemple une sécrétion glandulaire, des gamètes ou de l’urine. Il peut être bordé par un épithélium, entouré de tissus musculaires ou relié à plusieurs compartiments. Le mot décrit d’abord une fonction de passage et ne préjuge ni de l’origine embryologique, ni de la composition de la paroi, ni du sens de circulation.
Un conduit se distingue ainsi d’une cavité principalement destinée au stockage et d’un simple interstice dépourvu de voie organisée. Certaines structures changent toutefois de fonction selon le stade ou l’état physiologique ; leur dénomination anatomique repose alors sur des critères plus précis que leur seule forme tubulaire.