Consommation d'oxygène
La consommation d’oxygène est la quantité d’oxygène prélevée dans l’eau par un organisme pendant une durée donnée. Chez les poissons, ce flux, noté couramment ṀO₂, sert d’indicateur du métabolisme aérobie de l’animal entier. Il s’exprime par unité de temps, avec ou sans normalisation par la masse corporelle, et dépend fortement de l’activité et des conditions environnementales.
Mesure
La respirométrie estime le prélèvement d’oxygène à partir de la diminution de sa concentration dans une chambre fermée, de cycles de mesure et de renouvellement dans un système à flux intermittent, ou de la différence entre l’entrée et la sortie d’un système à flux continu. Le calcul combine la pente de concentration, le volume d’eau effectivement présent et, selon le dispositif, le débit.
Les microorganismes, les parois du système et les sondes peuvent consommer de l’oxygène indépendamment du poisson. Cette respiration de fond est quantifiée avant ou après les mesures animales. Les fuites, les échanges avec l’air, le temps de réponse et l’étalonnage du capteur, le mélange incomplet de l’eau et le volume déplacé par l’animal influencent également l’estimation.
Interprétation
Le taux métabolique standard correspond au prélèvement minimal d’oxygène d’un animal ectotherme postabsorptif, au repos et hors récupération d’un stress. Le taux de routine inclut l’activité spontanée. Le taux métabolique maximal est obtenu pendant ou après un effort intense selon un protocole défini. La différence entre maximum et standard constitue la capacité métabolique aérobie absolue ; leur quotient donne une capacité factorielle.
Température, masse, digestion, rythme journalier, stress, salinité et concentration en oxygène modifient ṀO₂. Une normalisation massique simple ne supprime pas toujours l’effet de taille, car le métabolisme ne croît généralement pas en proportion exacte de la masse. Les comparaisons reposent donc sur des unités explicites, des conditions communes et une méthode identique d’extraction du taux standard ou maximal.