Coup

En pêche au coup, le « coup » est la zone précise où le pêcheur présente sa ligne et cherche à regrouper les poissons. Ce poste est généralement repéré par rapport à la berge, à la longueur de la canne et à la profondeur. Il peut être préparé par un amorçage, mais le mot désigne d’abord le lieu exploité, non l’amorce elle-même.

Un poste défini dans l’espace

Le sondage renseigne sur la profondeur, la pente, la nature du fond, les herbiers et les obstacles. Ces caractéristiques déterminent la position de l’hameçon et la manière dont l’amorce se disperse. En eau courante, le coup ne se réduit pas au point d’impact : le courant déplace les particules et les esches, de sorte que la zone effectivement pêchée s’étend vers l’aval.

L’amorçage initial apporte une quantité de nourriture ou de particules attractives. Des apports plus petits, appelés rappels, peuvent ensuite maintenir l’activité des poissons. Leur efficacité varie avec l’espèce, la saison, la température, le débit, la turbidité, le substrat et la pression de pêche. Un poste peut aussi être exploité sans amorçage, notamment lorsque les poissons se concentrent naturellement près d’un abri, d’une rupture de pente ou d’une veine de courant.

Portée et réglementation

Le coup peut rester identique durant une session ou être déplacé lorsque les conditions changent. L’amorçage ne garantit ni la présence ni la capture des poissons et un apport excessif peut les rassasier, disperser le banc ou enrichir localement le milieu.

En France, l’article R. 436-34 du Code de l’environnement interdit l’emploi des œufs de poissons comme appât ou amorce dans tous les cours d’eau et plans d’eau. Il interdit aussi les asticots et autres larves de diptères dans les eaux de première catégorie. Le préfet peut toutefois y autoriser les asticots comme appât, sans amorçage, dans certains secteurs.

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