Diagramme relationnel
Un diagramme relationnel représente la structure logique d’une base de données : tables, attributs, clés et liens entre tables. Il rend visibles les dépendances utilisées pour organiser les données sans afficher nécessairement les enregistrements eux-mêmes. Selon la notation et le niveau de conception, il peut correspondre à un schéma relationnel ou à un diagramme entité-association.
Éléments représentés
Dans un schéma relationnel, chaque relation est généralement matérialisée par une table. Une clé primaire identifie de manière unique chaque ligne. Une clé étrangère contient des valeurs qui renvoient à la clé d’une autre table et matérialise une référence. Les cardinalités indiquent combien d’occurrences peuvent participer à une association : un-à-un, un-à-plusieurs ou plusieurs-à-plusieurs.
Une association plusieurs-à-plusieurs devient habituellement une table intermédiaire qui porte les clés des deux entités et, au besoin, les attributs propres à l’association. Les contraintes de nullité, d’unicité et d’intégrité référentielle complètent le dessin en précisant les états permis.
Niveaux de modélisation
Le modèle entité-association introduit par Peter Chen décrit d’abord les objets du domaine, leurs attributs et leurs associations. Il s’agit d’une vue conceptuelle qui peut encore être indépendante du système de gestion de base de données. Le schéma relationnel traduit ensuite ces concepts en relations, clés et contraintes. Un diagramme physique ajoute des détails d’implémentation tels que les types de données, les index ou les noms exacts des colonnes.
Ces niveaux sont proches mais non interchangeables. Un diagramme conceptuel peut exprimer une règle métier qui disparaît lors d’une conversion trop sommaire en tables. Inversement, une clé étrangère décrit une contrainte de référence, mais pas toujours le sens biologique ou administratif de l’association.
Utilité et limites
Le diagramme facilite la conception, la revue des dépendances et la communication entre spécialistes du domaine et développeurs. Il ne garantit toutefois ni la qualité des données, ni leur exhaustivité, ni l’adéquation du modèle au phénomène étudié. Sa lecture dépend de la légende, des conventions de cardinalité et de la version du schéma.