Dimorphisme sexuel

Le dimorphisme sexuel désigne des différences phénotypiques moyennes entre les sexes d’une même espèce, au-delà des organes directement impliqués dans la reproduction. Chez les poissons, il peut concerner la taille, les proportions du corps, les nageoires, la livrée, des structures temporaires ou le comportement. Son expression varie fortement entre espèces et au cours de la vie.

Origine et expression

La sélection sexuelle peut favoriser des caractères augmentant l’accès aux partenaires ou le succès lors des compétitions, tandis que la sélection naturelle peut agir différemment sur les sexes selon leurs besoins énergétiques, leurs habitats ou leurs rôles reproducteurs. Le dimorphisme de taille n’est pas orienté de manière uniforme : les mâles sont plus grands dans certaines espèces, les femelles dans d’autres. La coloration nuptiale, les tubercules de frai ou l’allongement d’une nageoire peuvent n’apparaître qu’à la maturité ou pendant une saison de reproduction.

L’expression observée résulte aussi de l’âge, de la croissance, de la nutrition et du contexte social. Une différence statistique entre mâles et femelles ne signifie donc pas que deux catégories morphologiques parfaitement séparées existent. Les distributions se chevauchent souvent, et un caractère fortement dimorphique dans une population peut l’être moins dans une autre.

Portée pratique

Le dimorphisme peut aider au sexage, à l’étude des populations ou à la conduite d’élevage, mais il ne remplace pas une méthode validée pour l’espèce et le stade considérés. Une couleur, une taille ou une forme de nageoire isolée peut également varier pour des raisons non sexuelles. Le sexe phénotypique, le sexe gonadique et les mécanismes génétiques ou environnementaux de détermination du sexe sont des notions distinctes.

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