Eaux souterraines
Les eaux souterraines sont les eaux présentes dans la zone saturée du sous-sol, où les pores et les fractures des formations géologiques sont remplis d’eau. Elles constituent la partie souterraine du cycle hydrologique et circulent au sein d’aquifères. Une nappe correspond ainsi à de l’eau contenue dans une roche perméable, et non, dans la plupart des cas, à un lac occupant une vaste cavité.
Alimentation et circulation
La recharge se produit lorsque l’eau issue des précipitations, des cours d’eau ou de l’irrigation traverse la zone non saturée et atteint la surface de la nappe. Son importance varie avec le climat, la pente, les sols, la perméabilité des roches et l’occupation du territoire. Une partie de l’eau rejoint ensuite des sources, des zones humides, des rivières ou la mer ; une autre est prélevée par des captages.
L’eau se déplace sous l’effet des gradients de charge hydraulique, généralement des secteurs de recharge vers les secteurs de décharge. La vitesse peut aller de parcours relativement rapides dans des fractures ou des conduits karstiques à des circulations très lentes dans des formations peu perméables. Le temps de résidence peut donc varier de quelques jours à plusieurs millénaires.
Quantité et qualité
Le niveau piézométrique réagit aux apports, aux échanges avec les eaux de surface et aux prélèvements. Une baisse durable peut réduire le débit des sources, inverser localement les échanges avec une rivière ou favoriser l’intrusion d’eau salée près du littoral.
La composition chimique reflète les minéraux rencontrés, la durée de circulation et les activités humaines. Les nitrates, pesticides, hydrocarbures ou microorganismes peuvent atteindre une nappe, parfois avec un décalage important. Les limites hydrogéologiques, la profondeur, la date et le point de mesure conditionnent l’interprétation de sa qualité et de son évolution.
