Effort de pêche

L’effort de pêche quantifie les moyens de capture déployés dans une pêcherie pendant une période et sur une zone données. Son unité dépend de l’engin et de l’activité : nombre d’hameçons posés, longueur de filet multipliée par le temps d’immersion, heures de chalutage, nombre d’opérations, jours de pêche ou sorties, par exemple.

Effort nominal et effort effectif

L’effort nominal correspond aux unités directement observées dans les journaux de bord ou les enquêtes. Deux unités nominales identiques n’exercent cependant pas toujours la même pression : dimensions du navire, puissance, technologie de détection, caractéristiques de l’engin, stratégie et expérience de l’équipage modifient l’efficacité de capture.

L’effort effectif est un effort standardisé pour tenir compte de ces différences de puissance de pêche. L’agrégation de métiers, d’engins ou de flottilles hétérogènes suppose donc une unité commune ou un modèle de standardisation. Les progrès techniques peuvent augmenter l’efficacité sans accroître le nombre de jours en mer, ce qui masque une hausse réelle de la pression si seul l’effort nominal est suivi.

Relation avec les captures

La capture par unité d’effort rapporte les captures à une mesure d’effort. Elle peut servir d’indice d’abondance lorsque la capturabilité et la distribution du stock sont suffisamment prises en compte, mais elle n’est pas une mesure directe de l’effectif du stock. Le temps de recherche, les opérations sans capture et, selon le cadre statistique, la pêche fantôme produite par des engins perdus font aussi partie de l’activité exercée.

En gestion, l’effort peut être limité par le nombre de licences, de navires, de jours, d’engins ou d’opérations. Son interprétation reste propre à une espèce ou un groupe ciblé, une zone, une saison, un métier et une méthode de collecte.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous