Hémolyse
L’hémolyse est la destruction accélérée des érythrocytes, ou globules rouges. Elle peut être intravasculaire, avec libération de leur hémoglobine dans le plasma, ou extravasculaire, lorsque des macrophages retirent les cellules altérées de la circulation. Une rupture cellulaire peut aussi survenir après le prélèvement : cet artefact préanalytique fausse alors certains résultats de biochimie.
Dans l’organisme
Une destruction accrue des érythrocytes peut contribuer à une anémie lorsque leur renouvellement ne compense plus les pertes. Le mécanisme peut être intravasculaire, avec libération directe d’hémoglobine dans la circulation, ou impliquer l’élimination des cellules altérées par les organes hématopoïétiques et les macrophages. L’aspect du plasma ne révèle pas à lui seul la cause. L’examen clinique, la numération sanguine, le frottis et le contexte sanitaire ou toxicologique permettent de distinguer plusieurs mécanismes possibles.
Après le prélèvement
Chez les poissons, la méthode de contention, l’anticoagulant, la température et la durée de conservation influencent la stabilité de l’échantillon. Une ponction difficile, une agitation excessive ou des conditions de stockage inadéquates peuvent rompre les cellules. Des travaux expérimentaux montrent que l’hémolyse modifie notamment les concentrations mesurées de potassium, de protéines et de certaines enzymes plasmatiques.
La présence d’hémoglobine libre donne au plasma une coloration rosée à rouge et indique une hémolyse visible. Selon l’analyse et son intensité, cet artefact peut rendre un résultat inexploitable et conduire à un nouveau prélèvement. Les effets ne sont identiques ni pour tous les paramètres ni pour toutes les espèces.