Hippocampes
Les hippocampes sont les poissons du genre Hippocampus, inclus dans la famille des Syngnathidae et l’ordre des Syngnathiformes. Ils se reconnaissent à leur tête inclinée par rapport au tronc, leur museau tubulaire, leur corps soutenu par des anneaux osseux et leur queue préhensile. Le nom ne couvre pas les autres syngnathidés, tels les syngnathes et les dragons de mer, et ne désigne pas ici la structure cérébrale homonyme.
Morphologie et alimentation
La queue préhensile permet aux hippocampes de s’ancrer à des herbiers, algues, gorgones ou autres supports. Ils n’ont pas de nageoire caudale ; les oscillations rapides de la nageoire dorsale assurent l’essentiel de la propulsion, tandis que les nageoires pectorales participent à l’orientation. Cette locomotion relativement lente n’implique pas une écologie uniforme : les espèces occupent des habitats côtiers variés, et certaines utilisent aussi des eaux saumâtres.
Le museau aspire de petites proies, notamment des crustacés. La couronne, les épines, les proportions du museau et du corps, le nombre d’anneaux et les motifs pigmentaires contribuent à l’identification. Plusieurs de ces caractères varient avec l’âge, le sexe ou le milieu, si bien qu’une combinaison de caractères morphologiques, géographiques et génétiques sépare mieux les espèces proches qu’une photographie isolée.
Reproduction
La femelle transfère les ovocytes dans la poche ventrale du mâle. Après fécondation, celui-ci assure l’incubation dans une poche vascularisée, où ont lieu des échanges gazeux, osmotiques et nutritifs avec les embryons. Il expulse ensuite des jeunes autonomes. Cette gestation mâle caractérise les hippocampes, mais la durée d’incubation, le nombre de jeunes et les propriétés de la poche varient selon l’espèce et les conditions environnementales.
Taxonomie
Les limites entre espèces demeurent difficiles dans plusieurs complexes en raison de la plasticité morphologique, de descriptions anciennes incomplètes et d’échantillonnages génétiques inégaux. La révision mondiale publiée en 2016 confronte morphologie, répartition, spécimens types et données moléculaires. Les caractères externes doivent donc être lus avec prudence, notamment lorsque la couleur, les filaments cutanés ou les proportions changent avec l’âge et le milieu. De nouvelles descriptions ou synonymies peuvent modifier le nombre d’espèces reconnues sans changer la définition du genre.
