Hivernation des amphibiens

L’hivernation des amphibiens regroupe les stratégies comportementales et physiologiques qui permettent à ces ectothermes de traverser la saison froide. La baisse de température ralentit leur métabolisme et leur activité ; cette dormance est souvent appelée brumation pour la distinguer de l’hibernation des mammifères.

Des refuges différents selon les espèces

Les amphibiens terrestres gagnent des cavités du sol, la litière, des terriers ou des fissures protégées. Des grenouilles aquatiques hivernent dans une eau froide, où la respiration cutanée peut couvrir leurs faibles besoins en oxygène. Elles ne passent pas nécessairement la saison enfouies dans une vase anoxique : l’accès à une eau oxygénée et les déplacements locaux restent importants.

Les stratégies face au gel diffèrent fortement. Certaines espèces évitent la congélation dans un refuge thermiquement tamponné. Quelques grenouilles tolèrent au contraire une congélation extracellulaire limitée en mobilisant notamment du glucose ou du glycérol comme cryoprotecteur. Cette aptitude ne peut pas être généralisée aux autres amphibiens, chez lesquels le gel peut être mortel.

Contraintes physiologiques

Les réserves accumulées avant l’hiver alimentent le métabolisme ralenti. Sous l’eau, l’hypoxie augmente le recours au métabolisme anaérobie et peut épuiser rapidement le glycogène. Sur terre, la dessiccation, les fluctuations thermiques et la profondeur du gel déterminent la survie. Les larves de certaines espèces hivernent aussi avant d’achever leur développement.

Le calendrier, le refuge et la tolérance au froid appartiennent au cycle saisonnier des amphibiens propre à chaque population. Un redoux peut provoquer une activité temporaire sans signifier que la période hivernale est terminée.

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