Hydrocorail

Un hydrocorail est un hydrozoaire colonial qui construit un squelette de carbonate de calcium. Le mot désigne notamment les millepores, de la famille des Milleporidae, et les stylastérides, de la famille des Stylasteridae. Ces animaux ressemblent extérieurement à des coraux scléractiniaires, mais ils appartiennent aux Hydrozoa, et non à la classe des Anthozoa.

Des polypes dans un squelette commun

La partie visible de la colonie est largement constituée par le squelette. Celui-ci porte des pores dans lesquels se logent de très petits polypes reliés entre eux par les tissus de la colonie. Une surface apparemment minérale peut donc appartenir à un animal vivant. Les formes ramifiées, encroûtantes ou en lames ne suffisent pas à identifier le groupe : leur disposition et celle des pores doivent être examinées ensemble.

Chez les millepores, des polypes spécialisés participent à l’alimentation et à la défense. Leurs cellules urticantes expliquent le nom de « coraux de feu » et les brûlures provoquées par un contact. Cette particularité ne doit pas être attribuée indistinctement à tous les animaux appelés hydrocoraux.

Des habitats et des besoins différents

Les millepores sont surtout associés aux récifs des mers chaudes. Des symbioses photosynthétiques contribuent à leur nutrition. Les stylastérides comprennent au contraire de nombreuses espèces d’eaux froides ou profondes, ainsi que des espèces côtières moins profondes. Ils ne dépendent pas tous d’un habitat récifal tropical éclairé : le terme hydrocorail ne permet donc pas, à lui seul, de choisir une température, un éclairage ou un mode d’alimentation en aquarium.

Leurs colonies ajoutent du relief aux fonds et peuvent offrir un support ou un abri à d’autres organismes. Les observations de stylastérides dans les écosystèmes coralliens profonds illustrent ce rôle, sans signifier que chaque espèce construit un récif à elle seule.

Un nom descriptif à préciser

« Hydrocorail » ne correspond pas à un rang taxonomique unique réunissant ces familles. La famille, puis le genre ou l’espèce lorsqu’ils sont connus, donnent à une observation sa portée taxonomique. L’aspect du squelette, l’organisation des polypes et les structures reproductrices contribuent à cette identification. Le rattachement aux hydrozoaires distingue ces animaux des autres cnidaires calcifiés, mais ne définit pas une écologie commune à toutes leurs espèces.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous