Isométrie
En biologie, l’isométrie décrit une relation de taille dans laquelle la forme ou les proportions géométriques restent constantes lorsque l’organisme grandit ou lorsque des organismes de tailles différentes sont comparés. Elle fournit une attente de référence : une longueur varie comme une autre longueur, une surface comme le carré d’une longueur et un volume ou une masse comme son cube.
Relations d’échelle
Une relation entre deux mesures s’écrit souvent sous la forme y = a xᵇ. Après transformation logarithmique, l’exposant b devient la pente de la relation. La valeur attendue sous isométrie dépend des dimensions comparées : b = 1 entre deux longueurs, b = 2 entre une surface et une longueur, et b = 3 entre une masse proportionnelle au volume et une longueur.
Une pente différente de l’attente isométrique caractérise une relation allométrique. Une allométrie positive indique que y augmente proportionnellement plus vite que prévu ; une allométrie négative indique l’inverse. Ces termes décrivent une relation statistique et non, à eux seuls, son mécanisme physiologique ou évolutif.
Application aux poissons
Pour les relations masse-longueur, l’isométrie correspond habituellement à W = aL³ : la masse augmente comme le cube de la longueur si la densité et les proportions restent comparables. Un exposant estimé proche de 3 peut être compatible avec l’isométrie, mais ne la démontre pas. Son incertitude, la plage de tailles et les hypothèses du modèle doivent être examinées.
Le stade, le sexe, la maturation, la saison, la méthode de mesure de la longueur et la composition de l’échantillon influencent l’estimation. L’indice de Fulton repose lui aussi sur une puissance trois et devient plus difficile à comparer lorsque la croissance est nettement allométrique. L’isométrie constitue donc une hypothèse utile pour analyser la croissance, pas une propriété universelle de l’espèce.