Leptobramidae
Les Leptobramidae sont une famille de poissons côtiers du nord de l’Australie et du sud de la Nouvelle-Guinée, représentée par le genre Leptobrama. La classification actuelle d’Eschmeyer les place dans les Carangiformes, sous-ordre des Toxotoidei. Leur nom anglais, beachsalmon, n’indique pas une appartenance aux Salmonidae.
Deux espèces reconnues
La révision de Kimura, Peristiwady et Fricke publiée en 2016 reconnaît Leptobrama muelleri et rétablit L. pectoralis, auparavant réunie avec elle. La famille ne peut donc plus être décrite comme comprenant nécessairement une seule espèce. Les données anciennes sous L. muelleri peuvent concerner un périmètre plus large que celui retenu après cette révision.
Le rétablissement d’un nom ne signifie pas la découverte soudaine de tous les poissons qu’il désigne. Il résulte d’un réexamen des spécimens et des caractères qui permettent de séparer deux ensembles. Les noms commerciaux ou les mentions générales de beachsalmon ne remplacent pas cette détermination.
Caractères anatomiques
Les Leptobrama possèdent une tête courte et une grande bouche dont la mâchoire supérieure dépasse vers l’arrière le bord postérieur de l’œil. La nageoire dorsale unique commence en arrière de l’origine de la nageoire anale. Cette dernière est longue, et le corps porte de petites écailles cténoïdes fermement attachées.
La révision distingue les espèces par une combinaison de proportions de la tête et des mâchoires, de forme de la plage dentaire du vomer, de longueur des pectorales, de courbure de la ligne latérale et de nombres de branchiospines. Elle décrit aussi une tache noire sur la partie antérieure de la dorsale chez L. muelleri, absente chez L. pectoralis. Un seul caractère de couleur peut cependant être difficile à apprécier sur un spécimen abîmé.
Portée des informations biologiques
La distribution familiale couvre des eaux littorales tropicales de cette région australo-papoue. Les habitats précis, les déplacements et les saisons de reproduction doivent être attribués à l’espèce concernée. L’ancienne réunion des deux espèces rend particulièrement importante la provenance des spécimens dans les études de biologie ou de pêche. Le classement familial situe leur parenté, mais ne résout pas à lui seul ces différences.