Lotique
Lotique qualifie les eaux continentales courantes et les organismes, habitats ou processus qui leur sont associés. Un ruisseau et un grand fleuve sont lotiques, mais leur vitesse, leur profondeur et leur régime hydrologique diffèrent fortement. Le terme s’oppose à lentique, qui concerne les eaux stagnantes ou à renouvellement lent comme les lacs et les étangs.
Un milieu organisé par l’écoulement
Le courant transporte eau, sédiments, organismes, oxygène dissous et matière organique. Son intensité et sa variabilité façonnent le substrat, les refuges hydrauliques, les échanges avec la zone hyporhéique et la connexion aux berges et à la plaine inondable. Les communautés répondent ainsi au régime complet des débits — fréquence, durée, saisonnalité et rapidité des crues ou des étiages — plutôt qu’à une seule vitesse mesurée ponctuellement.
Le caractère lotique ne signifie ni eau rapide en permanence ni bon état écologique. Des bras lents, des mouilles et des marges presque immobiles appartiennent au réseau d’une rivière ; inversement, un cours d’eau peut être fortement régulé, pollué ou temporairement à sec. Les limites entre secteurs lotiques et lentiques varient aussi dans les estuaires, les retenues et les réseaux intermittents.