Migratoire
Le qualificatif migratoire décrit un comportement de déplacement persistant et orienté, accompli par un organisme entre des zones distinctes de son aire de vie. Chez les poissons, ces mouvements relient souvent des habitats d’alimentation, de croissance, de refuge ou de reproduction. Leur distance, leur périodicité et la proportion d’individus concernés varient fortement selon les espèces et les populations.
Migration, dispersion et déplacements ordinaires
Une migration forme un épisode particulier du cycle de vie : le mouvement est généralement plus long, plus directionnel et moins interrompu par les activités courantes que les déplacements locaux. Elle peut être saisonnière, ontogénétique ou déclenchée par des conditions environnementales. Le retour vers la zone de départ est fréquent, mais il n’est pas indispensable à toutes les définitions biologiques de la migration.
La dispersion correspond plutôt à l’éloignement d’un lieu d’origine et contribue au brassage spatial d’une population. Les déplacements quotidiens à l’intérieur d’un même habitat, la recherche immédiate de nourriture et la fuite devant un prédateur ne sont pas automatiquement migratoires. À l’inverse, une migration peut s’effectuer entièrement en eau douce, entièrement en mer ou entre ces deux milieux.
Le caractère migratoire n’est pas toujours partagé par toute une espèce. Des populations, des sexes ou des individus résidents et migrateurs peuvent coexister ; un même individu peut aussi changer de stratégie selon son âge, son état énergétique ou les conditions du milieu. Les obstacles, la fragmentation des habitats et les modifications du débit ou de la température peuvent donc affecter différemment les composantes d’une population.