Monacanthidae
Les bourses, aussi appelées poissons-limes ou monacanthes selon les espèces et les régions, sont les poissons de la famille des Monacanthidae. La classification d’Eschmeyer place cette famille dans les Balistoidei, au sein des Tetraodontiformes. Ces poissons marins possèdent généralement un corps comprimé, une petite bouche, une peau rugueuse à minuscules écailles épineuses et une forte première épine dorsale verrouillable.
Caractères
La peau paraît lisse à l’œil nu mais porte de petites écailles munies de spinules, à l’origine du nom de poisson-lime. L’ouverture branchiale forme une courte fente située devant ou au-dessus de la base de la nageoire pectorale. La première nageoire dorsale comprend une épine principale et une seconde épine beaucoup plus petite qui peut la bloquer en position dressée. Les nageoires dorsale et anale molles assurent une grande part de la propulsion lente.
L’appareil pelvien est fortement réduit : selon les lignées, il subsiste un terminus entouré d’écailles élargies, une série de segments, ou aucune structure externe évidente. La combinaison de la forme du corps, des spinules cutanées, de l’épine dorsale et de l’appareil pelvien fournit les caractères d’identification les plus informatifs.
Parenté et distinction
Les Monacanthidae sont proches des balistes, famille des Balistidae. Les deux familles partagent un mécanisme de verrouillage de l’épine dorsale, mais diffèrent notamment par l’organisation des épines, des rayons des nageoires et de la ceinture pelvienne. La seule présence d’une épine dressée ne les sépare donc pas.
« Bourse », « poisson-lime » et « monacanthe » ne sont pas employés uniformément dans toute la francophonie. Dans un inventaire, le nom scientifique de l’espèce et le référentiel taxonomique lèvent l’ambiguïté du vernaculaire.
Écologie
La famille est surtout diversifiée dans les mers tropicales et subtropicales, avec des espèces récifales, côtières ou vivant plus profondément. Leur régime peut comprendre algues, petits invertébrés ou autres ressources selon l’espèce. Les formes corporelles, les ornements et le dimorphisme sexuel varient fortement entre genres et espèces.