Oeil télescopique

Un œil télescopique, ou œil tubulaire, est un œil allongé dont l’axe optique est généralement orienté vers le haut. Cette morphologie existe chez plusieurs lignées de petits poissons mésopélagiques ou bathypélagiques. Une grande pupille, un cristallin relativement large et une rétine principale placée au fond du tube concentrent la sensibilité sur la faible lumière descendant depuis la surface.

Sensibilité et champ visuel

Dans l’océan profond, la lumière ambiante est surtout directionnelle : elle provient du ciel et décroît rapidement avec la profondeur. Des yeux tournés dorsalement détectent les silhouettes d’animaux situés au-dessus et certaines émissions bioluminescentes. Leur forme tubulaire permet à un petit poisson de conserver une grande ouverture optique sans loger un globe oculaire sphérique beaucoup plus volumineux.

Ce gain de sensibilité s’accompagne d’un champ visuel principal étroit. Plusieurs groupes compensent cette limite par des rétines accessoires, des diverticules oculaires, des zones transparentes latérales ou des mouvements de l’œil et du corps. Chez les Opisthoproctidae, la diversité va de tubes simples à des yeux divisés capables de recevoir séparément la lumière dorsale et ventrolatérale. Macropinna microstoma peut en outre faire pivoter ses yeux tubulaires sous un dôme transparent.

Une morphologie convergente

Dans le vocabulaire morphologique de l’ichtyoplancton, l’expression décrit aussi un œil allongé qui fait saillie dans une enveloppe cutanée, sans être porté par un pédoncule. Elle ne désigne ni une maladie ni la variété domestique de poisson rouge appelée « télescope », dont les globes oculaires sont protubérants. Les jeunes poissons profonds peuvent commencer leur développement avec des yeux plus sphériques et latéraux, puis acquérir la forme tubulaire au cours de l’ontogenèse.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous