Osmeriformes
Les Osmeriformes sont un ordre de poissons téléostéens comprenant les éperlans et trois autres familles apparentées. La classification actuelle d’Eschmeyer reconnaît quatre familles réparties dans deux sous-ordres. Cet ensemble associe des poissons marins, estuariens et d’eau douce dont les cycles de vie diffèrent ; il ne se réduit ni aux éperlans du Nord ni aux espèces anadromes.
Quatre familles, deux sous-ordres
Les Retropinnoidei comprennent les Retropinnidae, notamment les éperlans australs. Les Osmeroidei réunissent les Osmeridae, les Plecoglossidae, famille de l’ayu, et les Salangidae, souvent appelés poissons-glaces ou poissons-nouilles.
Dans le catalogue actuel, ces familles comptent respectivement sept, quinze, une et dix-neuf espèces valides. Ces nombres décrivent l’état de la classification, non l’abondance des poissons dans un milieu. Les listes anciennes peuvent différer à la suite de descriptions d’espèces, de synonymies ou de changements de périmètre.
Des cycles de vie différents
Certaines espèces effectuent une migration entre eau douce et mer. L’eulakane, Thaleichthys pacificus, appartient par exemple aux Osmeridae : la NOAA décrit sa ponte en rivière, le transport des larves vers les estuaires et la croissance des jeunes en mer. D’autres Osmeriformes accomplissent leur cycle dans des milieux dulçaquicoles.
L’anadromie n’est donc pas un caractère diagnostique suffisant pour reconnaître l’ordre. Elle décrit un trajet reproducteur particulier, alors que la classification traduit les relations entre lignées. De même, la petite taille ou la transparence de certains membres ne constitue pas une propriété partagée sans variation par toutes les espèces.
Pourquoi les ouvrages anciens diffèrent
Les Osmeriformes ont autrefois réuni un ensemble plus large, incluant des groupes aujourd’hui placés dans d’autres ordres, notamment parmi les Argentiniformes. ITIS conserve encore une organisation ancienne avec un sous-ordre Argentinoidei, tandis qu’Eschmeyer et WoRMS distinguent le périmètre actuel.
Une mention historique d’Osmeriformes ne couvre donc pas nécessairement les quatre mêmes familles. Le nom de l’espèce ou de la famille permet de rétablir les correspondances biologiques quand les limites de l’ordre ont changé.