Oxymètre
Un oxymètre mesure la teneur en oxygène d’un gaz ou d’un liquide. En aquaculture, aquariologie et limnologie, il désigne le plus souvent un appareil relié à une sonde immergée qui mesure l’oxygène dissous. La valeur affichée résulte à la fois du signal du capteur et de corrections liées aux conditions de mesure ; elle ne constitue pas une propriété indépendante de la température, de la pression et de la salinité.
Principes de mesure
Les sondes électrochimiques, polarographiques ou galvaniques, réduisent l’oxygène au niveau d’une électrode derrière une membrane. Elles en consomment pendant la mesure et leur réponse dépend d’un renouvellement suffisant de l’eau au contact du capteur. Les sondes optiques mesurent l’effet de l’oxygène sur la durée ou l’intensité de luminescence d’un matériau sensible ; elles n’en consomment pas et sont moins dépendantes du débit, mais leur couche luminescente vieillit.
Le résultat peut être exprimé en mg/L, en concentration molaire ou en pourcentage de saturation. Ces grandeurs ne sont pas interchangeables : à même concentration, le pourcentage varie avec la solubilité, donc notamment avec la température, la pression atmosphérique et la salinité. La compensation peut provenir de capteurs intégrés ou de paramètres saisis dans l’appareil.
Qualité de la mesure
L’étalonnage relie le signal à un état de référence, souvent de l’air saturé en vapeur d’eau ou une solution sans oxygène. Encrassement biologique, membrane endommagée, électrolyte épuisé, dérive de la couche optique, bulles et temps de stabilisation insuffisant produisent des écarts. Un capteur placé près d’un injecteur peut aussi mesurer une zone localement riche en oxygène sans représenter l’ensemble du bassin.
La comparaison entre une mesure ponctuelle et une sonde en continu tient compte de la variabilité temporelle. Respiration nocturne, alimentation, débit, photosynthèse et panne d’équipement peuvent créer des minima brefs mais biologiquement importants. Les tendances, alarmes et mesures redondantes décrivent donc mieux le risque qu’une valeur isolée, même techniquement correcte.