Perlon
Perlon est à l’origine un nom commercial du polyamide 6, ou polycaprolactame. En aquariologie, le mot est souvent employé par extension pour une ouate fibreuse de filtration mécanique, vendue en nappe ou en vrac. Cet usage courant ne garantit toutefois pas la composition du produit : certaines ouates filtrantes sont en polyester ou dans un autre polymère synthétique.
Fonction dans un filtre
Placée sur le trajet de l’eau, la nappe fibreuse retient par interception les particules en suspension. Son efficacité dépend de la finesse et de l’épaisseur des fibres, de leur tassement, du débit et de la charge en matières. Elle sert surtout de préfiltre ou d’étage de finition; elle ne retire pas les substances dissoutes et ne remplace ni la filtration biologique ni le contrôle de la qualité de l’eau.
À mesure que les particules s’accumulent, la perte de charge augmente et le débit peut diminuer ou contourner le média. L’inspection du débit et de l’encrassement détermine alors la fréquence de remplacement ou de nettoyage prévue pour le produit. Un encrassement prolongé favorise la dégradation de la matière organique captée et augmente la demande en oxygène.
Précautions de vocabulaire et d’usage
« Perlon » n’est pas le nom chimique de toute ouate blanche. La matière déclarée par le fabricant, la densité du média et son usage prévu caractérisent mieux un équipement que son seul aspect. Un matériau destiné au bricolage ou au rembourrage peut contenir des apprêts, colles ou traitements non adaptés au contact avec l’eau d’élevage. La mention « imputrescible » signifie seulement que la fibre synthétique résiste à la décomposition biologique ; elle ne préjuge ni de son innocuité aquatique ni de sa durée d’utilisation.