Phagosome
Un phagosome est un compartiment intracellulaire entouré d’une membrane, formé lorsqu’une cellule englobe une particule par phagocytose. Cette particule peut être un débris cellulaire, une cellule morte ou un microorganisme. Le mot désigne le compartiment contenant le matériel ingéré, et non le mécanisme d’ingestion lui-même ni une catégorie particulière de microbes.
Formation et transformation
La fermeture de la membrane autour de la particule l’isole du milieu extérieur. Le compartiment ainsi constitué évolue ensuite par des échanges de membrane et de contenu avec d’autres éléments du système endosomal et lysosomal. Cette succession de transformations correspond à la maturation du phagosome.
Au cours de cette maturation, la composition de la membrane et les conditions internes changent. L’acidification et l’apport de composants lysosomaux contribuent généralement au traitement du matériel ingéré. L’association avec les lysosomes conduit à un compartiment appelé phagolysosome. Phagosome et lysosome ne sont donc pas deux noms interchangeables pour un organite identique.
Fonctions cellulaires
Dans les macrophages et d’autres cellules immunitaires, les phagosomes participent à l’élimination des débris et à la prise en charge des particules étrangères. Ils interviennent également dans les communications entre la cellule et son environnement, ainsi que dans le traitement de constituants destinés à la présentation antigénique.
Ces fonctions demandent un équilibre entre dégradation du contenu et conservation de fragments utiles à la réponse immunitaire. L’activité d’un phagosome dépend du type de cellule, de son état et de la nature du matériel ingéré. Une description établie dans un macrophage ne représente donc pas toutes les situations cellulaires.
Ce que montre une observation
La présence d’une particule dans un phagosome établit son internalisation, sans prouver sa destruction ni l’achèvement de la maturation. La forme du compartiment ne suffit pas non plus à résumer son état fonctionnel.
Le phagosome se distingue des compartiments issus de l’entrée de fluide ou de petites molécules, même s’ils partagent ensuite certaines voies de transport. Cette distinction relie la structure observée au mode d’entrée initial et évite de confondre l’ensemble des vésicules intracellulaires.