Repli apical de nageoire
Le repli apical de nageoire est une lame épithéliale située à l’extrémité du bourgeon de nageoire au cours du développement de certains poissons. Il résulte de l’allongement d’une région ectodermique distale et participe à la formation du domaine des rayons. Chez le poisson-zèbre, il se distingue de la crête ectodermique apicale précoce dont il dérive, malgré la continuité entre les deux structures.
Une enveloppe distale spécialisée
Dans le bourgeon précoce, l’ectoderme distal forme une crête épaissie. Lors de la transition vers le repli apical, cette région s’étend en deux feuillets épidermiques adossés, bordés par leurs membranes basales. Des fibres collagéniques de soutien, les actinotriches, se mettent en place entre ces feuillets.
Le repli et la région endosquelettique plus proximale suivent des trajectoires de différenciation différentes. Les actinotriches ne sont pas des rayons osseux miniatures : elles soutiennent l’organisation du repli, tandis que les rayons dermiques constituent d’autres éléments du squelette de la nageoire. Le développement coordonne épithélium, matrice extracellulaire et cellules mésenchymateuses.
Comparaison avec les membres
La crête ectodermique apicale du membre des tétrapodes contribue à la croissance et à l’organisation distale du bourgeon. Le développement des nageoires mobilise des réseaux de signalisation apparentés, mais cette proximité ne rend pas toutes les structures distales anatomiquement identiques.
La revue de Yano et Tamura distingue la crête précoce du repli allongé et discute une correspondance plus étroite entre la crête et la région distale du repli qu’avec l’ensemble de celui-ci. La transition est donc un caractère de développement à décrire, plutôt qu’une simple différence de vocabulaire entre nageoire et membre.
Les nageoires paires et le repli médian larvaire possèdent des organisations comparables sur certains points, sans être interchangeables. Une observation précise indique la nageoire, l’espèce et le stade. Les annotations propres au poisson-zèbre, parfois libellées « apical fold » comme synonymes d’une crête, ne suffisent pas à démontrer une identité de structure pour tous les poissons.