Réponse fonctionnelle
La réponse fonctionnelle décrit la variation du taux de consommation d’un prédateur lorsque la densité de ses proies change. Elle relie une ressource disponible à la quantité capturée par individu et par unité de temps. Cette relation résulte notamment du temps de recherche, de capture, de manipulation et de digestion.
Principales formes
Une réponse de type I augmente approximativement de façon linéaire avant une éventuelle saturation. Le type II ralentit progressivement lorsque le temps de manipulation limite la consommation. Le type III est sigmoïde : la consommation reste faible aux faibles densités, puis accélère avant de saturer. Cette dernière forme peut résulter d’un apprentissage, d’un changement de proie ou de refuges efficaces lorsque les proies sont rares.
Interprétation chez les poissons
La forme observée varie avec la taille du prédateur et de la proie, la température, la complexité de l’habitat, la satiété et le comportement de groupe. Elle ne se réduit donc pas à une propriété fixe d’une espèce. Les expériences en enceinte fermée peuvent aussi modifier les rencontres et surestimer certains taux. Dans une chaîne trophique, la réponse fonctionnelle influence la mortalité des proies et la stabilité des interactions. Elle se distingue de la réponse numérique, qui décrit la variation de l’abondance des prédateurs.
Le taux par prédateur ne se confond pas avec le nombre total de proies consommées par une population entière. Une comparaison entre expériences dépend aussi de la durée d’observation et de l’évolution de la densité de proies pendant l’essai : une ressource qui s’épuise change les conditions de rencontre.