Ripicole

Ripicole qualifie un organisme, un habitat ou une formation végétale étroitement associé aux rives. En écologie continentale, le terme concerne surtout l’interface entre un cours d’eau et les milieux terrestres voisins : berges, grèves, bras latéraux et végétation riveraine. Il ne signifie pas qu’un organisme vit dans l’eau courante, mais qu’il occupe ou utilise la bordure du milieu aquatique.

Une zone d’interface

Les habitats ripicoles subissent l’alternance des immersions, de l’érosion, des dépôts de sédiments et des variations de nappe. Leur étendue dépend de la morphologie de la vallée, du régime hydrologique et de la mobilité du chenal. La ripisylve est la formation boisée qui longe un cours d’eau ; elle n’épuise pas la diversité des milieux ripicoles, qui comprend aussi des formations herbacées, des bancs nus et des zones humides latérales.

Pour les écosystèmes aquatiques, la bordure ripicole apporte de l’ombre, du bois, des feuilles et des invertébrés terrestres. Ses racines stabilisent localement les berges et créent des refuges. Le terme s’emploie également au bord de certains lacs, alors que littoral décrit plus largement la zone de contact entre terre et eau.

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