Sensibilité cutanée des amphibiens
La sensibilité cutanée des amphibiens réunit la perception de stimulations mécaniques, thermiques et chimiques par la peau, ainsi que la vulnérabilité particulière de cette peau aux altérations du milieu. Ces deux dimensions ne sont pas synonymes : une forte perméabilité cutanée concerne les échanges d’eau et de solutés, tandis que la sensibilité sensorielle dépend de récepteurs et de voies nerveuses.
Une peau vivante et innervée
Les terminaisons sensorielles détectent le contact, les vibrations, les variations de température et les stimulations potentiellement nocives. La réponse visible dépend de l’espèce, du stade et de l’état physiologique ; l’absence de vocalisation ne permet donc pas de conclure à l’absence de perception.
Conséquences pratiques
La couche cornée mince et le mucus peuvent être endommagés par l’abrasion, la dessiccation, des résidus chimiques ou une température inadaptée. Une manipulation des amphibiens courte, avec un matériel compatible et des mains propres humidifiées lorsque le protocole le permet, réduit ces risques. La manipulation mains mouillées n’annule cependant ni la transmission de pathogènes ni l’exposition aux contaminants.