Solenostomidae
Les Solenostomidae sont une famille de petits poissons marins de l’ordre des Syngnathiformes, appelés poissons-fantômes. Ils appartiennent au genre vivant Solenostomus et se distinguent des syngnathes, des hippocampes et des poissons-trompettes. Leur forme, leur coloration et leurs appendices cutanés peuvent les rendre difficiles à reconnaître parmi les organismes et les structures de leur habitat.
Morphologie et milieu
Le corps est relativement court et comprimé, avec un museau tubulaire terminé par une petite bouche. Des plaques osseuses et des expansions cutanées participent à son contour. Selon l’espèce et le contexte, le poisson peut rappeler des algues, des crinoïdes ou des éléments dérivants. La ressemblance visuelle n’implique pas une parenté particulière avec l’organisme imité.
Ces poissons vivent principalement dans les eaux tropicales indo-pacifiques, près d’habitats côtiers structurés. Leurs déplacements discrets et leur camouflage compliquent les inventaires. La revue d’Ascione et de ses collègues publiée en 2026 souligne surtout les lacunes concernant la survie, la reproduction et les paramètres de population. La connaissance de la morphologie et des répartitions est plus avancée que celle de nombreux traits démographiques.
Incubation par la femelle
La femelle porte les œufs dans une poche ventrale formée par les nageoires pelviennes modifiées. Le sexe qui assure l’incubation permet une distinction nette avec les Syngnathidae, chez lesquels les embryons sont portés par le mâle. Ce caractère reproducteur complète les différences anatomiques entre les deux familles.
Les Solenostomidae constituent ainsi une famille propre ; le terme poisson-fantôme ne décrit pas seulement une livrée inhabituelle de syngnathe.
Diversité et identification
Eschmeyer reconnaît un genre vivant et sept espèces valides au 21 septembre 2026. La description de Solenostomus snuffleupagus en 2026 illustre l’évolution de cet inventaire : cette espèce avait notamment été confondue avec S. paegnius. Son identification repose sur une combinaison de caractères anatomiques et sur une comparaison intégrative, plutôt que sur son seul aspect velu.
Une détermination photographique reste donc prudente lorsque les caractères diagnostiques ne sont pas visibles. La couleur ou l’abondance apparente de filaments ne constitue pas, isolément, une garantie d’identification.