Stress chronique
Le stress chronique résulte d’une contrainte persistante ou répétée lorsque l’animal ne retrouve pas durablement son équilibre. Il peut découler d’une qualité d’eau inadéquate, d’interactions sociales défavorables, d’une densité mal adaptée, de manipulations répétées, d’une alimentation insuffisante ou d’une maladie. Plusieurs contraintes modérées peuvent aussi se cumuler.
La réponse initiale vise l’adaptation, mais son maintien mobilise continuellement des ressources. Cette charge physiologique prolongée est parfois décrite comme une charge allostatique. Une apparente habituation comportementale ou une diminution du cortisol ne signifie pas nécessairement que l’animal a récupéré : le système peut s’être ajusté tandis que d’autres fonctions restent altérées.
Conséquences
Les effets possibles comprennent une baisse d’appétit, une croissance irrégulière, une dépense énergétique accrue, une altération des défenses immunitaires, des comportements anormaux, des lésions et une moindre capacité de réponse à un nouvel événement. La reproduction et la sensibilité aux infections peuvent également être affectées. Ces conséquences ne sont ni constantes ni spécifiques et dépendent de l’espèce, du stade, de la saison et de la nature de la contrainte.
Contrairement au stress aigu, le signal hormonal peut s’atténuer malgré la persistance des conséquences. L’évaluation associe donc l’historique des expositions, les comportements, l’alimentation, la croissance, les lésions, l’état sanitaire et les paramètres environnementaux. Leur évolution après correction de la cause renseigne sur la récupération. Le terme stress désigne l’ensemble formé par une contrainte, la réponse de l’organisme et ses conséquences observables ; une anomalie isolée n’en établit pas la cause.
