Surveillance passive

La surveillance passive repose sur les signalements, demandes de diagnostic, mortalités inhabituelles et observations transmis par les acteurs de terrain dans le cadre de leur activité courante. Les informations remontent depuis les élevages, pêcheries, vétérinaires, laboratoires, gestionnaires de milieux ou détenteurs d’animaux, sans programme systématique de prélèvement imposé à toute la population.

Forces et limites

Elle couvre potentiellement une large population et favorise la détection d’événements inattendus à coût modéré. Elle contribue particulièrement à l’alerte précoce lorsque des mortalités ou des signes inhabituels sont rapidement reconnus et investigués. Les échantillons reçus peuvent aussi révéler un agent qui n’était pas initialement suspecté.

Sa sensibilité dépend cependant de la capacité à observer les animaux, à reconnaître les signes, à déclarer l’événement, à acheminer les prélèvements et à accéder au diagnostic. Les délais et pertes d’information entre ces étapes réduisent la probabilité de détection. Les infections asymptomatiques, les signes discrets et les populations peu suivies sont sous-représentés, ce qui empêche d’interpréter les cas signalés comme un échantillon représentatif de toute la population.

Fonctionnement du réseau

Des définitions d’alerte compréhensibles, un accès clair au signalement, une réponse diagnostique et un retour d’information aux déclarants augmentent la continuité du réseau. La surveillance active apporte une couverture planifiée pour certains agents ou groupes insuffisamment représentés. Dans l’épidémiosurveillance, l’absence de signalement ne constitue pas à elle seule une preuve d’absence de maladie : elle peut aussi refléter une exposition faible du réseau ou une rupture dans la chaîne de déclaration.

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