Temps de séjour hydraulique
Le temps de séjour hydraulique, ou TSH, est une durée théorique obtenue en rapportant le volume utile d’un système au débit qui le traverse. Cette grandeur sert à caractériser un bassin ou un ouvrage de traitement en fonctionnement continu. Elle constitue un repère global ; les parcelles d’eau peuvent suivre des trajets réels de durées différentes.
Rapport volume sur débit
Pour un volume constant V et un débit Q exprimés dans des unités cohérentes, le TSH nominal vaut V/Q. Un bassin de 10 m³ traversé par 2 m³/h possède ainsi un TSH nominal de cinq heures. Cette opération décrit le système et les débits choisis ; elle ne démontre pas que toute l’eau y reste exactement cinq heures.
Le taux de renouvellement d’eau est l’inverse de cette durée lorsque volume, débit et conventions sont identiques. Une comparaison utilisant le volume total d’un côté et seulement le volume actif de l’autre n’est pas cohérente.
Distribution des séjours réels
Des courts-circuits hydrauliques peuvent entraîner une sortie précoce d’une partie de l’eau. À l’inverse, des zones peu mélangées peuvent la retenir plus longtemps. La géométrie, la stratification et le fonctionnement des entrées et sorties modifient cette distribution.
Le temps de résidence de l’eau permet de discuter plus précisément les durées de parcours dans des domaines aquatiques ouverts. Une mesure ou un modèle de transport peut mettre en évidence les écarts au repère nominal. Le mélange parfait n’est pas une condition nécessaire pour calculer V/Q, mais constitue une hypothèse supplémentaire dans certains modèles d’interprétation.
Application aux circuits aquacoles
En recirculation de l’eau, le débit interne du circuit et le débit d’apport d’eau neuve décrivent des échanges différents. Leur utilisation dans le calcul produit des durées différentes. Le TSH nominal d’un ouvrage ne suffit pas non plus à déduire la rétention des solides ni l’efficacité d’un traitement, qui dépendent de propriétés supplémentaires du système.