Têtard carnivore

Un têtard carnivore tire une part importante de son alimentation d’autres animaux. Cette expression décrit un régime dominant, plutôt que la capture isolée d’une proie par une larve omnivore. Les ressources animales peuvent comprendre des invertébrés, des œufs ou d’autres larves ; leur nature et leur contribution varient entre espèces et au cours du développement.

Forme et alimentation

Les adaptations associées peuvent concerner la largeur de la bouche, les pièces buccales, la musculature des mâchoires ou la longueur intestinale. Leur présence ne constitue pas une clé universelle du régime : une morphologie doit être interprétée avec des observations alimentaires et des données propres à l’espèce.

Chez certains crapauds à pied-en-bêche, un polyphénisme permet à des larves d’une même espèce de présenter des formes alimentaires différentes. Les recherches de Pfennig montrent que leurs performances dépendent notamment des conditions du milieu et de la durée des mares. Le carnivore n’est donc pas systématiquement la forme avantagée.

Carnivorie et cannibalisme

Un têtard cannibale consomme des membres de sa propre espèce. Cette situation est plus précise que la carnivorie, qui inclut les proies d’autres espèces. Les deux catégories peuvent se recouvrir sans être identiques.

Pour décrire un têtard, une observation directe renseigne sur un repas, alors qu’une caractérisation du régime demande de considérer plusieurs observations ou indices. L’ingestion ne démontre pas non plus, à elle seule, la part effectivement assimilée de chaque ressource.

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