Têtard exotrophe
Un têtard exotrophe prélève dans son environnement une partie essentielle des ressources nécessaires à sa croissance et à son développement. Cette catégorie englobe des larves libres qui broutent, collectent des particules, filtrent ou capturent des animaux. Elle décrit l’origine extérieure de l’alimentation ; elle n’impose ni un aliment unique ni un habitat identique à toutes les espèces.
Une diversité de régimes
Le régime peut comprendre des biofilms, des détritus, des microorganismes ou des proies animales. Les structures buccales et digestives diffèrent selon les lignées et les ressources utilisées. L’exotrophie ne constitue donc pas un synonyme d’herbivorie ou de broutage.
Les classifications écologiques associent parfois le mode trophique à la position dans le milieu et à la morphologie. Ces caractères ne forment pas toujours des catégories exclusives : une larve peut exploiter plusieurs ressources et plusieurs zones de son habitat.
Transition alimentaire
Un têtard endotrophe utilise principalement des réserves parentales pendant la période considérée. Chez un jeune têtard, des réserves vitellines peuvent subsister alors que l’alimentation extérieure a commencé. La transition ne correspond donc pas nécessairement à la disparition instantanée de toutes les réserves.
La croissance dépend ensuite de l’accès à des ressources utilisables, ainsi que d’autres conditions du milieu. L’observation d’une ingestion ne suffit pas à mesurer la qualité nutritionnelle ni l’assimilation. Une description précise distingue ainsi la présence d’aliments, leur capture et leur contribution réelle au développement.