Tropisme tissulaire
Le tropisme tissulaire est la distribution préférentielle d’un pathogène dans certains tissus ou organes d’un hôte. Il résulte des étapes d’entrée, de dissémination, de réplication et d’échappement immunitaire, et contribue à déterminer les lésions, les signes cliniques et les échantillons les plus informatifs pour le diagnostic.
Du contact à la multiplication
Un agent peut pénétrer par les branchies, la peau ou le tube digestif, puis gagner d’autres compartiments par le sang, la lymphe ou les nerfs. Sa présence précoce dans un tissu ne prouve pas qu’il s’y multiplie : elle peut refléter un simple passage, une filtration ou le transport par des cellules immunitaires.
Le tropisme cellulaire décrit la compatibilité avec certains types cellulaires. Le tropisme tissulaire ajoute l’architecture de l’organe, ses barrières, sa température locale, ses récepteurs, son métabolisme et ses défenses. Un tissu peut contenir des cellules permissives sans être fortement atteint in vivo si l’agent ne peut pas l’atteindre.
Conséquences pratiques
Chez les poissons, le tropisme varie avec l’espèce, l’âge, la température de l’eau, la voie d’exposition et la phase de l’infection. Le prélèvement diagnostique privilégie les organes où la charge et les lésions sont attendues au moment considéré. Les résultats de PCR, d’histologie, d’immunomarquage et d’isolement apportent des informations complémentaires pour distinguer exposition, présence transitoire et infection productive.