Vers cestodes
Les cestodes sont des vers plats exclusivement parasites appartenant à la classe Cestoda. Chez de nombreuses espèces, l’adulte présente un organe antérieur de fixation, le scolex, suivi d’un cou et d’une chaîne de segments appelés proglottis. Dépourvus de tube digestif, ils absorbent les nutriments à travers leur tégument. Leur organisation et leur cycle varient fortement entre lignées.
Poissons hôtes et cycles biologiques
Un poisson peut héberger un cestode adulte dans son intestin et jouer le rôle d’hôte définitif. Il peut aussi porter un stade larvaire dans la cavité générale, les viscères ou les muscles et servir d’hôte intermédiaire ou paraténique. De nombreux cycles aquatiques font intervenir un crustacé planctonique comme premier hôte intermédiaire, puis un ou plusieurs poissons. Le cycle s’achève lorsqu’un prédateur consomme un hôte contenant une larve infectante.
Le coracidium, le procercoïde et le plérocercoïde sont des stades de certains groupes, mais ces termes ne s’appliquent pas à tous les cestodes. Chez les élasmobranches, la diversité des formes de scolex et des cycles est particulièrement grande. L’identification fondée uniquement sur un « ver blanc » observé dans un poisson est donc insuffisante.
Effets et diagnostic
L’effet sur l’hôte dépend de l’espèce parasite, du nombre de vers, de leur localisation et de l’état du poisson. Une infestation intestinale légère peut rester peu visible. Des charges élevées peuvent être associées à un amaigrissement, une obstruction ou une altération de la paroi digestive ; certaines larves provoquent une inflammation ou compriment les organes. Les lésions ne sont pas spécifiques et l’absence de signes n’exclut pas le parasitisme.
L’identification combine la morphologie du scolex et des segments, le stade, l’organe atteint, l’espèce hôte et, de plus en plus, des marqueurs moléculaires. Elle est importante pour distinguer les parasites propres aux poissons de ceux dont les larves peuvent infecter un mammifère ou un oiseau piscivore. La congélation ou la cuisson qui inactive une espèce zoonotique ne constitue pas une méthode de traitement d’un poisson vivant.